Ô divine excursionTes chemins de grand air
Que nenni nous voyions
Les routes nous en empêchèrent
Il s'agit là d'une conspiration!
J'aimerais dédier ce poème (très) poche à NJ Transit, pour sa performance du même calibre ce matin. C'était mal parti aujourd'hui, la poisse comme disent les français. Le bus en retard, on manque le train qui nous emmènerait près du sentier. On débarque à l'arrêt précédent avec le train suivant et on cherche pendant des heures l'entrée qui est légèrement à l'extérieur de la carte. On demande dans un magasin, on se perd, une gentille dame nous aide tant bien que mal, on continue à chercher, on demande aux militaires, ils ne savent pas trop, on tente de marcher sur les bords de la grand route, un espace d'environ 4 cm de large s'offre à nous entre les arbres et les 18 roues des camions. On décide de rebrousser chemin la défaite au coeur. Voici une journée pour le moins gâchée et une expédition ratée. La coupable: la culture de la voiture. À pied, même si la distance à accomplir est ridicule (1 demi km par exemple), en sortant juste un peu de la ville, ça devient vraiment désagréable et difficile sans voiture (enjamber ratons et serpents morts sur le bord de la route c'est pas trop gagnant). Les gens locaux sont assez peu renseignés eux-mêmes sur les détails de leur propre région. C'est triste, surtout dans ce qui serait un si bel endroit comme la vallée de la rivière Hudson enlaidie par les industries et les routes directement sur le bord de l'eau.
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