30 mai 2008

La pub à la télé...

Ceux qui me connaissent sauront que c'est vrai, je regarde assez peu la télévision, préférant plutôt les films, les jeux ou regarder quelques séries sur l'ordinateur. J'ai fait exception à la règle cette semaine en écoutant un épisode de Lost à ABC et du rare hockey sur NBC. Ce que j'ai vu m'a outré. Je ne parle pas des émissions qui m'ont plutôt plu, mais des publicités. Ok, j'ai écouté pas mal de télé dans ma vie sur des canaux canadiens ou américains, mais après en avoir été éloigné un bout de temps, je me suis vraiment rendu compte de la crétinerie profonde des publicités sur les canaux à grande écoute. Je n'ai rien contre le concept de la publicité quand elle est utilisée pour donner accès à un produit gratuitement, en informant honnêtement et éthiquement les consommateurs. Voici quelques exemples qui m'ont frappé en démontrant tout le contraire:

On commence avec les éternelles publicités de voitures. On n'y échappe pas au moins deux spots publicitaires par pause concernent les voitures. Dans une première on nous dit que la SALLE de fabrication des moteurs de Lexus est propre propre. Mais est-ce qu'on s'en fout? Est-ce que c'est supposé me faire croire que c'est propre pour l'environnement une voiture à essence? On dirait que c'est suggéré en tous cas. Ensuite, un bon ingénieur américain de chez Ford nous apprend qu'il adore les moteurs et qu'on peut rendre un V6 aussi puissant qu'un V8. Eh bien, eh bien! Merci pour l'information, est-ce que vous savez que le reste du monde rit des gros chars américains pas efficaces? Un pas dans la bonne direction certes, mais un très petit pas qu'on nous vend comme la panacée. Mais encore pire, chez Chrysler, si vous achetez une voiture, on vous guarantit selon certaines conditions (comme une carte de crédit affiliée à l'entreprise) et jusqu'à concurrence de 12000 miles par an le plein d'essence à 3$ le gallon. Achetez nos gros SUV!


Le comptoir de viande de chez Walmart nous fait savoir qu'il est maintenant encore moins cher d'acheter un bon gros steak dans leurs magasins. Ah bon, paaaarfait. Non non, il n'y a pas présentement de crise alimentaire dans le monde. C'est bon les amis, gavons-nous à pas cher. Non mais ça se peut-tu? Je ne suis pas végétarien mais il reste qu'élever un animal (en particulier une vache) pour la viande c'est la manière la plus chère, la plus polluante et la moins efficace par rapport à l'énergie et la surface nécessaire pour produire le steak. En plus, c'est assez mauvais pour la santé. Est-ce que c'est juste moi ou promouvoir la consommation de viande de nos jours c'est se fermer les yeux face à la réalité et/ou se foutre de la gueule de la planète ?


Quoi? vous trouvez que vous avez pris du poids dernièrement à cause du délicieux steak Walmart? Ah mes amis, rien de mieux pour vous que Alli. Ce bon produit vous empêchera de métaboliser les gras et de grossir. Vous pourrez continuer à vous empiffrer sans gêne et ne pas faire de sport chers consommateurs. Le seul tout petit petit problème: ça donne la chiasse de la mort et autres effets secondaires totalement négligeables.

De toute évidence ces publicités ne sont pas ciblées pour moi, c'est le moins qu'on puisse dire. Pour terminer sur une note positive, ce matraquage publicitaire annonce le fait que les mentalités sont en train de changer et ces compagnies qui ont établi leurs modèles d'affaire selon les habitudes du passé tentent par tous les moyens de freiner l'évolution de la société et l'érosion de leurs marges de profits. Je suis pas mal certain que très peu d'entre vous mes chers lecteurs (la dizaine de réguliers en tous cas) seront en désaccord avec mes objections. Je n'ai pas non plus pris ces idées dans le vide. Dans quelques temps on rira de ces publicités en se demandant si les gens y croyaient vraiment encore en 2008.

28 mai 2008

The Daily Show


















Hier après-midi, j'ai profité de mon horaire d'étudiant pour aller à l'enregistrement d'un épisode de l'émission de nouvelles satiriques "The Daily Show" avec un ami de l'université. C'était la première fois que j'assistais à un enregistrement d'une émission de télé. Tout d'abord il faut réserver des billets. Ce n'est pas une chose triviale, les billets sont gratuits, mais il faut réserver plusieurs mois à l'avance ou bien prendre une chance le jour même, mais les chances sont alors assez minces. J'avais réservé mes places il y a quelques mois, ne sachant pas si je serais toujours dans le coin rendu à la fin mai.

Quoi qu'il en soit, il faut ensuite se pointer là vers 3h15 pour se mettre en file car ils distribuent plus de billets qu'il n'y a de places pour être certains d'avoir le studio plein à chaque épisode. Deux heures plus tard on nous fait entrer (détecteur de métal et assignation de la place). Une fois tous assis, un animateur vient faire un petit numéro à la "Comedy club", dans le but de réchauffer l'audience. Jon Stewart fait ensuite son apparition, répond à quelques questions et fait quelques petites blagues pour le bénéfice des gens présents. Le show commence alors, il y a plusieurs télés qui permettent de voir ce de quoi l'émission aura l'air et aussi les segments préenregistrés hors du studio. Lorsque Stewart ou son invité parlent, on entend leurs voix assez faiblement, mais c'est audible, j'imagine pour ne pas qu'il s'entendent eux-même parler sur scène.

Des micros sont disposés au dessus de la foule pour capter les rires qui selon les dires de l'animateur ne seront pas modifiés pour l'émission finale diffusée le soir même. À deux reprises, il a fallu qu'ils recommencent une scène, donc il a fallu applaudir et rire de nouveau, mais l'effet d'entraînement aidant, ce n'est pas aussi difficile que j'aurais cru. Somme toute, c'est une émission vraiment très rodée, tout se déroule sans heurts et tout au long de l'émission l'animateur n'arrêtait pas de taquiner un type dans la foule pour qu'il demande sa blonde en mariage "live", ce qui n'a pas été fait, il n'était pas game ;) . Une chose qu'il n'est pas possible de faire est de prendre des photos du studio, tel que l'a appris Robert: un employé est venu lui faire effacer ses photos de sa caméra à la fin de l'enregistrement.

Je vous recommande donc l'expérience, c'est drôle de voir à quel point un studio peut avoir l'air grand à la télé même si en réalité c'est assez petit comme salle. J'ai bien aimé voir comment ça fonctionne et de faire partie pour toujours des rires en canne de l'émission du 27 mai 2008.

www.thedailyshow.com

26 mai 2008

Un weekend en Virginie

Pour cette fin de semaine du Memorial Day, on est allé passer un weekend dans le coin de Yorktown, Virginie chez Jon (collègue de classe) et son épouse Dede. C'était bien l'fun pour relaxer, prendre du soleil, visiter les sites historiques, manger des guimauves, jaser, boire de la sangria au porto... C'est un coin des US qui vaut la peine d'être vu malgré sa distance (7 heures), c'est bien joli, il y a beaucoup d'histoire et il y a la plage.



















Un cheval des voisins. Un peu décoratif, on a surtout joué à la balle avec les chiens.

























Un bateau à voiles à Yorktown, une des villes les plus anciennes du pays.




















Un canon de la guerre civile pointant en direction de la forteresse. C'est là que fût livrée la dernière bataille par les américains et les français contre les anglais lors de la guerre d'indépendance. C'est aussi là qu'ont eu lieu des combats quelques 70 ans plus tard lors de la guerre civile. Où comme les sudistes se plaisent toujours à dire de nos jours, "la guerre d'agression du nord". C'est une guerre dont la première raison était la centralisation du pouvoir à Washington vs le pouvoir aux États. Disons que l'esclavage était la raison marketing pour le nord.



















Le feu à côté duquel on a goûté pour la première fois aux "smores": marshmallow fondus et chocolat entre deux biscuits graham. C'est cochon en maudit, mais c'est bien bon.

21 mai 2008

Tombé dans le plat de bonbons

J'ai découvert ce mois-ci le "game pass" chez Blockbuster. En fait, je voulais simplement louer quelques jeux vidéo comme c'est mon habitude pendant les examens de fin de session histoire de couper mon étude de la journée (étrangement, je performe mieux au travail et dans mes études si je suis dans le milieu d'un jeu). Et là on me dit que pour 23$, je peux louer un nouveau jeu par jour en rapportant l'ancien. Je pense que pour 30$ on peut en prendre deux à la fois. Et là comme la fin des études approche et qu'un programmeur de jeu doit préférablement être à jour pour se lancer dans un nouveau projet, j'en profite. Je me concentre dans les jeux qui me semblent être innovants pour la Wii. Mes coups de coeur du mois: No More Heroes, Mario Kart Wii et Boom Blox.

18 mai 2008

Great Adventure!

"Enjoy your daycation at Great Adventure!" Pour célébrer la fin de la session et aussi parce que tout simplement ça nous tentait d'y aller depuis qu'on est arrivés dans le coin, on a été chercher un peu d'adrenaline dans ce grand parc d'attractions situé à Jackson NJ. (À 2h d'ici en transport en commun). Il ne fallait certainement pas manquer l'occasion d'essayer le Kinga Ka, qui est le plus faut (139 mètres) et le plus rapide (206 km/h) au monde!
























Une image du Superman où on adopte la position couchée sur le rail en regardant vers le haut pour voir devant. Ne reste plus qu'à lever les bras et crier "SUUUPERMAAAAN".

















Le great american scream machine. Un classique qui rappelle le Super Manège à la Ronde (design similaire, mais un peu plus grand). Les classiques sont aussi un peu plus rough que les nouveaux, ça brasse en svp.
























La bête en question, le Kingda Ka. C'est un animal capricieux cependant, il a dû être réparé à trois reprises pendant qu'on attendait. Mais c'est une expérience hors de l'ordinaire, on encaisse 4 ou 5 G pendant l'accélération au départ au niveau du sol à l'aide d'une catapulte hydraulique qui nous emmène à 206 km/h. Ensuite c'est l'ascension au sommet en ligne droite. C'est suivi d'une descente en vrille et puis d'une montée pour obtenir au sommet quelques G inversés et c'est le freinage magnétique qui finit le tout. La durée totale du manège du lancement à l'arrivée en gare est de 59 secondes, dont une quinzaine vraiment intense. Pour avoir essayé le même manège en un peu plus petit en Ohio il y a quelques années, celui-ci donne une "ride" un peu plus intense, quoique on y manque l'atmosphère créée par les bruits de moteurs à toute puissance joués dans les hauts-parleurs.


















Un blogueur fatigué mais heureux de sa journée. On aura réussi à faire un manège à l'heure, donc une bonne récolte. On a fait aussi notamment le Batman, similaire au Vampire de la Ronde, le Nitro, similaire au Goliath, très long et passant dans la forêt, le Rolling Thunder un classique en bois, Fly me to the Moon 3D, Le log Fumes (comme la Pitoune) et le Skull Mountain, similaire au Dragon. Il faudra y retourner car on n'a pas eu le temps d'essayer El Toro le tout nouveau et gigantesque woodie et the Dark Knight le nouveau manège intérieur ouvert cette année.

12 mai 2008

Montréal-New York

Comme nous étions de passage à Montréal la semaine passée, l'exploration locale a pris une petite pause. Par contre, j'aimerais en profiter pour faire un bilan des moyens de transport qui sont à notre disposition pour faire le voyage.





















D'abord en voiture sur la I-87. Comme nous n'avons pas de voiture ici (inutilité complète et perte d'argent dans une ville comme New York ou Jersey City), nous avons deux choix, louer une voiture ou faire du covoiturage.
La première option est intéressante du point de vue pratique, parce que ça permet de voyager selon son propre horaire. Par contre c'est fatiguant et ça coûte un peu plus de 200$ en tout (location, essence et payages), car il faut prendre les assurances au risque de devoir payer des frais d'accident jusqu'à la fin de nos jours. Il faut penser à rapporter la voiture aussi...
Le covoiturage peut s'avérer intéressant car il y a des gens qui mettent des annonces pour trouver des gens avec qui voyager sur Craigslist par exemple. Les risques sont de tomber sur quelqu'un de bizarre et/ou d'avoir des problèmes à la frontière. Les heures de départ sont floues, donc si on est serré dans le temps, ce n'est pas bon. On peut s'en tirer pour 30$ aller, c'est donc l'option la moins chère. Ça prend environ 7h30 avec une petite pause pour manger.
















Le train que nous n'avons pas essayé non plus affiche un aller simple autour de 60$. À ce qu'on en dit, c'est en général relativement confortable et il y a des trucs à manger à bord (à prix désavantageux). Par contre le hic c'est qu'il n'y a qu'un seul train par jour, il part tôt le matin et il prend 11 heures! (Il s'arrête partout dans les Adirondacks). Pas trop cher donc, mais il faut être pa-tient et être là pour la vue.











Le bus, avec Greyhound ou Adirondack Trailways, prend de 7h30 à 10-11 heures, mais en réalité autour de 9 heures pour faire le trajet. Il y a des bus de nuit et de jour. Ceux de nuit s'arrêtent moins souvent, mais quand ils s'arrêtent c'est plus long. Il faut impérativement faire un arrêt très long à Albany pour l'entretien du bus et donner une pause au chauffeur. Les gares de bus sont des endroits réellement déprimants et peu entretenus construits il y a plus de 40 ans. Celle de Montréal étant de loin la plus jolie sur le chemin. C'est une réalité universelle semble-t-il. En Europe c'était encore pire. Le bus n'est pas très confortable, souvent pas mal vieux (ye ol' leaky) et le processus à la frontière prend beaucoup de temps. À la frontière américaine il faut débarquer tout le monde et passer au questionnaire. À la frontière canadienne, il faut en plus sortir les valises de la soute, malgré le fait que les douaniers n'en ont rien à cirer. Ça prend au bas mot 30 minutes. 80$ vous feront faire un aller. Si le train n'était pas si lent et n'avait pas un si mauvais horaire je ne prendrais plus jamais le bus pour faire ce trajet. Je sors de là "magané" pour une journée. Par contre c'est à peu près à l'heure et le prix est raisonnable.

















L'avion! Le sommet de la technologie du transport. Une fois dans les airs ça va vite, en une heure grossomodo on arrive à destination. Les problèmes: devoir arriver 2 heures à l'avance à l'aéroport au cas où il y aurait la file, la sécurité fatiguante, attendre les valises et subir les retards quand la température est mauvaise ou lorsqu'il y a trop de traffic. Les aéroports sont rarement au centre-ville et il faut compter le transport jusqu'aux zones d'habitation. Ça prend donc 5 ou 6 heures en réalité. C'est à peine 2 heures plus rapide que l'auto. C'est l'option la plus chère (250$ pour un aller) avec en plus les frais de taxi, de train ou de bus pour aller en ville. On a voulu prendre un taxi de Newark, mais les prix sont ridicules, ah monopole quand tu nous tiens. Donc rajoutez de 20 à 100$ de transport additionnel. Ah oui, à New York, il y a le service de taxi par hélico de l'aéroport à Manhattan, pour seulement 160$. La disponibilité des vols est bonne, plusieurs compagnies aériennes font le voyage dont Air Canada, American, United, Continental et Delta. C'est souvent en regional jet, mais il paraît que les aéroports locaux vont réduire le nombre de vols, donc peut-être que ça changera dans un futur proche.

Donc toutes ces options ont des avantages et des inconvénients. À mon sens l'idéal serait un train rapide reliant les centre-villes ou bien un train de nuit avec couchettes. Pour l'instant voyageant à deux et avec une pression sur le temps et le budget, on alterne bus et avion selon l'impératif du moment.

05 mai 2008

Parlons sport

À mon tour de faire une petite rétrospective sur la saison des glorieux qui a récemment pris fin. Histoire de faire le "monday morning quarterback". Tout d'abord, je dois dire qu'il y a longtemps que j'ai pu véritablement espérer que l'équipe se rende loin en série. Comme Saku disait, on aurait pu penser qu'ils iraient au troisième tour, mais je pense que l'exploit est tout de même remarquable. Je ne pense pas qu'ils auraient fait le poids face à Pittsburgh en mode séries, vu les difficultés vues contre Boston et Philadelphie, qui sont vraiment une coche en dessous des meilleures équipes. Je pense qu'ils ont trop mis de pression sur Price, être dominant dans la LNH ce n'est pas facile et il est si jeune surtout pour un gardien. C'est comme dans le monde du travail "normal", trop de responsabilités trop vite peuvent donner assez de corde à quelqu'un pour se pendre ( au figuré ). La confiance se bâtit petit à petit et je crois qu'il faut s'appuyer sur quelques années d'expérience pour se sortir du syndrôme de l'imposteur. Ce qui a nuit c'est la comparaison à Roy, qui était véritablement exceptionnel même à ses débuts (dans une LNH moins rapide, plus rough, moins talentueuse et surtout sans plafond salarial). Mais bon, avec le temps, je suis certain que la confiance de Price va remonter, c'est sa pire ennemie, on l'a vu, il perdait les pédales après avoir accordé un mauvais but, il se laissait déconcentrer. Du côté de l'attaque, je pense que les ingrédients sont là, ils ont créé un noyau de bons joueurs (qui reste à se développer encore), la défense m'a paru aussi assez bonne tout au long de la saison. J'ai vraiment l'impression qu'on se dirige vers plusieurs bonnes années de hockey à Montréal, je trouve que Carbo et Gainey font un bon travail sur le long terme pour créer une bonne équipe constante, ce que j'approuve totalement.