09 novembre 2008

Élections - Investiture du candidat Nicolas Girard

Cet après-midi se tenait dans un gymnase d'école près de chez nous l'investiture du candidat de Gouin, Niclas Girard. En même temps, la plupart des candidats du parti québécois de Montréal était présentés. La plupart des gens qui étaient présents étaient des francophones de souche, mais quelques représentants des minorités étaient assis des endroits bien visibles. Quelques membres du parti indépendantiste (demandent la souveraineté immédiate) et quelques partisans de l'ex député St-André (qui sont mécontents qu'il ait été exclu) manifestaient à l'extérieur, mais le tout sans heurts. Les discours étaient motivants, le candidat mettant l'emphase sur la protection et l'aide aux familles du comté. Mme Marois était là et a fait un discours elle aussi. C'était la première fois que je me rendais à un événement organisé par un parti politique, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, mais j'ai trouvé que les gens qui étaient là avaient de l'allure. Dans l'audience il y avait plusieurs personnes autour de l'âge de la retraite, mais aussi pas mal de jeunes dans la vingtaine et la trentaine (très présents au niveau des candidats de certains comtés peut-être difficiles pour le PQ à Montréal).

Personnellement, ce que j'ai vu m'a encouragé à m'impliquer davantage pour la cause souverainiste qui me tient tant à coeur. Ceci dit, je me questionne quelque peu sur cette peur qu'il semble y avoir en dehors des assemblées partisanes de faire allusion à la souveraineté. Je crois qu'il faut respecter ses idéaux en les clamant haut et fort; la stratégie qui consiste à tenter de se faire élire sans ça résulte en deux choses: le fractionnement des factions idéologiques (qui deviennent parfois de nouveaux partis comme Québec Solidaire) et la disparition d'un mandat clair de la population demandant la souveraineté. Je crois donc qu'il est important pour le Parti Québécois et surtout pour le bénéfice du peuple Québécois de continuer à faire la promotion de l'indépendance, des avantages qui en découleront et des moyens pour y parvenir.

J'en profite pour parler d'une idée que je crois qu'il faudrait implanter au Québec peu importe le résultat des élections. (Et d'ailleurs aussi partout dans le monde) Il s'agît de l'installation d'abord dans les campagnes puis dans les villes d'un grand réseau national de fibre optique qui raccorderait toutes les habitations et entreprises à une connexion ultra rapide qui permettrait de faire passer en premier lieu l'Internet puis toutes les communications et la télé à travers ce même fil, à un coût raisonnable subventionné par l'état. Je crois qu'il est grand temps que ça se fasse comme lorsque l'on a raccordé toutes les maisons à l'électricité, puis au téléphone. Ce serait-là une politique concrète d'aide aux régions et un facteur important de croissance des technologies de l'information au Québec. Pour vous convaincre de l'urgence d'une telle politique, je vous invite chers internautes à haute vitesse d'essayer d'accéder à l'internet en 2008 avec une connexion à 3 ou 4 kB/s ou de considérer un accès à 80 $ par mois plus frais d'installation d'antenne satellite pour une alternative un peu meilleure mais pas terrible. Les entreprises de télécommunications n'ont pour l'instant aucun avantage à relier les zones à faible densité à cause du coût d'implantation du réseau, c'est donc le rôle du gouvernement.

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